AVIS DE COURSE: COUPE RAYMOND LE 29 MAI
La coupe Raymond, régate intersérie qui se déroulera le 29 mai à La Frette est un hommage à l’un de nos sociétaires qui est allé naviguer dansl’autre monde en 2005.
La fameuse poignée de main de Raymond, qui vous écrasait les doigts, son sourire et sa convivialité nous manquent toujours autant .
La coupe qui porte son nom ne récompense généralement pas le vainqueur de la régate, car la victoire n’était pas la principale préoccupation de Raymond, par ailleurs excellent barreur.
Elle revient à celui ou celle qui s’est illustré , “à l’insu de son plein gré”dans une action nautique objectivement digne de l’intérêt des spectateurs pendant la régate.
Elle est attribuée, après délibération partiale, d’un jury à la composition aléatoire , à un équipage dont le mérite réside plus dans la participation que dans la performance.
Ce splendide trophée, (offert aux SNF par son ami Jean Chevalier) dont le poids avoisine les 5 kilos, pas jean mais le trophée, fait bien des envieux, avec son socle en pur marbre rose et sa déesse allégorique aux ailes en pur laiton doré .
Le vainqueur , qui a bien de la chance, est tenu de la conserver dans son salon pendant un an, avant de devoir se résoudre à la remettre en jeu l’année suivante, le coeur brisé, au plus grand désespoir de ses proches qui ont parfois bon goût.
Après louis, Gaetan, jean Sire , et bien d’autres encore, c’est Amine le dernier détenteur de la coupe depuis 2010 qui remettra le prestigieux trophée au vainqueur de l’édition 2011.
UNE VICTOIRE FRETTOISE EN LIGUE LASER 4.7 A SAINT QUENTIN
Pour cette régate régionale du 22 mai, sur le plus grand plan d’eau d’Ile de France les deux représentants des Sports Nautiques de La Frette en laser 4.7 ont du faire preuve de beaucoup d’endurance pour tenir la distance pendant cette journée bien ventée.
Nicolas et Mael n’ont d’ailleurs disputé que 5 manches sur six, ainsi que la grande majorité de la douzaine de concurrents de cette catégorie décimée par les dessalages, dans les rafales à force 6 qui ont” agrémenté” la régate.
Il n’est pas toujours facile de redresser un laser avec un mat judicieusement planté dans la vase, celà laisse aussi quelques traces, c’est pourquoi , à la fin de la régate, la plage de mise à l’eau pouvait évoquer l’ambiance d’une réunion de lavandières, en regardant les concurrents épuisés essorer à l’unisson la têtière de leur voile .
Mais les résultats sont là, Nicolas THEPAUT vainqueur de 3 manches remporte brillament sa première régate de ligue en Ile d e France et Mael MIGNOT pour sa première participation à un régate de ce niveau, se positionne déja au milieu du peloton en 6eme position, ce qui est de très bon augure pour la suite .
Bravo à nos deux vedettes du jour !
L’organisation d’une régate de ligue de laser qui réunit une trentaine de bateaux à Saint Quentin , c’est quelque chose dont on a pas vraiment idée quand on ne l’a pas vécu .
Le bateau comité reste à poste toute la régate à une extrémité de la ligne de départ, sauf bien sur, dérapage inéductable du mouillage dans les rafales, et mobilise déja 3 personnes .
Sur l’autre extrémité de la ligne de départ mouille un bateau viseur chargé de signaler les départs volés qu’il signale au bateau comité, deux personnes sont chargées de cette délicate mission.
Enfin 3 zodiacs tournent pour la sécurité des concurrents ou les modifications de parcours et c’est du lourd avec des moteurs de 40 chevaux .
Il est arrivé aussi que le bateau viseur soit sollicité pour redresser et dévaser des concurrentes et des concurrents en difficulté .
Un autre bateau comité reste lui aussi à poste, au mouillage, pour les arrivées avec au moins deux personnes.
Après chaque manche les résultats sont communiqués à une personne à terre chargée de la saisie sur ordinateur.
je vous passe les multiples rappels généraux, quelques funboarders égarés au milieu de la ligne de départ dans les 5 minutes, le décollage impressionnant d’un moth papillon aux allures d’hydroptère , des dessaleurs récidivistes dans les roseaux , tout ça pour vous dire que personne ne s’est longtemps croisé les bras , par ce beau dimanche nuageux, sur ce plan d’eau historique.
L’étang de Saint Quentin est un plan d’eau artificiel que nous devons à Louis XIV qui avait besoin d’une grande réserve d’eau pour alimenter “les grandes eaux de Versailles”, le futur étang, (quelques mares à l’époque) fut donc creusé, endigué et relié par un acqueduc au parc du chateau, il avait parait il un niveau supérieur d’un mètre au niveau actuel.23
4ème VICTOIRE EN CHAMPIONNAT avec NICOLAS THEPAUT
La 2ème édition de la régate départementale “made in CV95″ qui se déroulait à Cergy dimanche dernier, restera un de nos grands moments régatiers de l’année. Pour une fois les 12 noeuds de vent annoncés n’étaient pas aux naufragés absents pour la plus grande joie des 21 équipages présents. L’accueil et l’organisation de Tomasz, Christiane, et de leur jeune équipe de bénévoles fut exemplaires et chaleureux.
La participation frettoise avec 7 lasers reste impressionnante, même si les fratries n’étaient qu’à moitié complètes puisque les frères Pin n’étaient représentés qu’à 50% avec Manu, à l’instar des frères Thepaut avec Nicolas, les faux jumeaux Mael et Amine complétaient le tableau. Thomas Pin était présent pour améliorer le pourcentage de présence de la famille, Raphaël était venu seul avec son sourire et François avec le bateau du gros René.
Manu remporta le premier trapèze suivi de François dans un vent établi mais suffisant pour creuser les écarts, cependant cette belle domination des anciens fut de courte durée, les jeunes ne respectant plus rien, dans un vent forcissant au cours des manches suivantes. Les seniors furent surpris de tirer plusieurs bords avant de croiser enfin les jeunots mieux partis qu’eux, quise maintenaient comme des pros au vent de la flotte.
Il devenait aussi évident que Nicolas avait franchi un cap en cherchant enfin des options personnelles et en défendantt chèrement ses acquis par un contrôle implacable de l’adversaire.
Manu n’arrivait pas à se débarasser de ce concurrent , collant comme la glue, qui avait à la même vitesse que lui avec sa voile 4.7, alors que François ne croisait la route de Mael que fort tardivement dans la manche, bref ces deux là avaient la ferme intention de leur “pourrir la vie” dans la régate, des tribords rageurs, “pour l’honneur”, en fin de manche ne changèrent pas grand chose à la situation.
Les radialistes Thomas et Amine, un peu surtoilés dans ces trés bonnes conditions de vent se livraient une bataille un peu moins féroce à portée de voix, en essayant de tenir dans les surventes.
Raphael de son côté, imperturbable dans la facilité comme dans la difficulté, (restons zen!) multipliait les dessalages et les resalages avec son flegme britannique légendaire,pour décrocher le trophée du petit baigneur , mais il progressa bien, techniquement, en poussant le nez de son bateau bout au vent avant de le redresser après un dessalage au vent arrière .
Le vent et les difficultés musculaires augmentèrent lors de la 3eme manche qui reserra les écarts entre lasers de toutes catégorie alors que les doubles commençaient à souffrir avec de multiples bains en couple , facteurs de discorde et le doute dans des équipages jusque là exemplaires au dire des conseillers conjugaux consultés.
Seul un jet au karma favorable échappa au désatre, son gourou apaisant ,des éléments, le courroux .
Manu et François se livrèrent un duel longtemps incertain, sur la longueur du trapèze en essayant de résister aux violentes rafales qui couchaient les bateaux. Sur le bord de vent arrière ils entendirent plusieurs fois , le bruit caractèristique et sinistre ”du laser de derrière qui chavire au vent arrière” sans même tourner la tête, trop concentrés sur leur adversaire favori.
Victime du célèbre roulis rythmique propre à cette allure, Manu ne concrétisa point par un bain pourtant prédit par son horoscope,il était également à la poursuite de Nicolas tout réjoui de dominer enfin ses glorieux ainés
Suivirent quelques incidents sans gravité du genre “la voile du laser au vent me sert de dossier au rappel”, vite enchainé avec la figure imposée dénommée:” le caisson sous le vent du 420 au vent me sert de fauteuil quand je suis au rappel après la bouée “.
A quelques mètres de la ligne d’arrivée François ayant enfin réussi à décramponner Manu fit valoir un tribord à Nicolas pour le devancer au coup de trompe, avantagé par une voile creuse et puissante (qu’il n’avait en réalité pas eu le temps d’aplatir après le bord de largue).
Manu remarqua en discutant entre 2 manches avec son rival que le chapeau de ce dernier avait prit une superbe teinte rouge après un passage rapide de bome au vent arrière, bôme à l’ancienne munie du redoutable pontet coupant à l’origine de tant de points de suture. le propriétaire du chapeau, soucieux de son contenant décida d’aller faire examiner le tout au poste de secours afin de soigner la plaie d’un cuir autrefois chevelu.
L’arrivée de plage vent arrière fut néanmoins négociée correctement dans un vent encore enclin à la diplomatie. Raphael décida lui aussi d’en rester là quelques naufrages plus tard pour réussir son arrivée de plage, aguerri qu’il était par une vie antérieure de barreur d’optimist dans une célèbre mer intérieure, berceau de notre civilisation.
La 4eme manche pré apéritive vit les dessalages se multiplier particulièrement chez les doubles.
Le vent encore un cran au dessus ne facilita pas les arrivées au vent arrière avec son lot de dessalages néfaste aux dérives, et à la cote des bateaux à l’argus. Un violent coup de vent arracha un laser bleu, pourtant voile flottante, de sa remorque, faisant ainsi baisser sa cote à la revente et la bonne humeur retrouvée de son barreur.
La pause repas fut un délice, à l’abri du vent, derrière un cabanon, grâce au fromage et au saucisson généreusement partagés par tonton Manu, les meilleurs moments d’une régate ne sont pas toujours ceux passés sur l’eau.Raphael raconta son affrontement épique et douloureux avec un liston lors d’un dessalage, d’autres évoquèrent des doutes de parcours à des moments fatidiques, puis l’on passa aux naufrages et au dessert.
Bien peu repartirent l’après midi pour les 2 dernières manches, la grande majorité des doubles déclara forfait, Amine, Thomas et Raphael épuisés par leur m2 en radial, ainsi que François faute de casque, commencèrent à remballer… Les ombrelles des dames en crinoline, admiratrices d’un frettois au physique de surfer, s’étaient envolées depuis bien longtemps .Les durs à cuir, Manu, Nicolas et Mael repartirent au combat sur un plan d’eau menacé d’une pénurie de dériveurs mais envahi par des amateurs de fun board avides de sensations.
Lors des deux dernières manches les lasers standards et radiaux continuaient à courir derrière des 4.7 à plein régime, sûrs de leur vitesse et de leur temps compensé.
Une note de mauvaise foi contre le temps compensé des autres séries est toujours la bienvenue dans une régate intersérie, car un vent fort réduit les écarts de vitesse alors qu’un vent faible pénalise les bateaux peu toilés, d’où un % de mécontents d’environ 50% dans les 2 cas, mais sur la moyenne des régates il semble qu’il y ait un équilibre,d’après des études statistiques à paraitre prochainement dans une revue nautique …
Les résultats virent le triomphe de Nicolas Thepaut qui remporte brillament et pour la première fois de sa carrière cette régate de Cergy.Gagner à Cergy est toujours un grand moment dans la vie d’un régatier frettois et c’est l’un des plus jeunes vainqueurs de cette épreuve.Il devance Manu 2eme, Mael 5eme, François 10eme, Thomas 13eme, Amine 16eme, et Raphael 21 eme, vainqueur du trophée du petit baigneur et de l’arrivée de plage.
Nous avons aussi bénéficié du soutien moral de Philippe l’après midi, d’Yves pour la bétaillère, et de Bruno non seulement pour le transport,mais aussi pour la réparation fraternelle et amicale des oublis.
Un premier mai très réussi
Le club de voile du Parisis a réussi sa mobilisation sans se défiler, le dimanche 1er mai, pour assurer à la fois sa participation à la fête de la Seine avec ses traditionnels baptêmes de voile, et défendre son titre de champion de voile du département lors de l’étape de l’Isle Adam sur l’Oise .
Les barreurs des 7 Vent d’Ouest qui évoluaient sur le fleuve ont assuré environ 250 baptêmes de voile l’après midi avec du soleil et du vent, il a même fallu refuser du monde pour ranger les bateaux vers 19 heures . Une trentaine de sociétaires ainsi que nos amis du CYC ont assuré le bon déroulement et l’encadrement de cette journée;
A l’ Isle Adam, sur l’Oise dans le cadre bucolique du CYVIA dont l’accueil fut particulièrement chaleureux , les 10 équipages de dériveurs frettois se sont particulièrement bien comportés pendant les 5 manches âprement disputées.
Ils remportent les 4 premières places en laser et les 4emes et 6emes places en double.au classement général.
Nos juniors ont bataillé ferme en Laser prouvant que l’échelle des valeurs qui paraissait bien établie, peut changer à chaque régate, ce qui est positif pour l’émulation interne dans une ambiance qui reste amicale .
UNE BELLE COUPE ROBERT LEGRAND
La régate du 8 mai a bénéficié d’une organisation particulièrement soignée grâce au dévouement de nombreux sociétaires qui ont permis aux 12 équipages de courir chacune des 5 manches sans faire la pause d’habitude obligatoire afin de conduire un bateau de sécurité à tour de rôle.
Nous remercions entre autre nos amis du CYC pour l’arrivée des renforts en termes de sécurité.
Les conditions météo alléchantes en termes de vent ne se réalisèrent malheureusement pas et le sud-ouest promis se transforma en rafales d’est irrégulières et en tourbillons et risées d’orages.la seule réalisation de la prévision fut un ciel couvert , et une autre personne couverte de moqueries …
Les 5 vents d’ouest du club furent pris d’assaut dès le matin par les équipages frettois et celui de Conflans, les plus courageux des laseristes vinrent compléter la flotte avec le yoliste de rigueur indispensable à notre frettois standing.
Les manches se suivirent et se ressemblèrent avec des vents variables assez faibles propices au creusement des écarts entre bateaux. Les Vents d’ouest furent dominés par les lasers à qui ils devaient du temps compensé, mais les équipages des quillards étaient cependant moins fébriles que ceux des lasers toujours prêts à virer à la moindre dévente alors que les quillards glissaient sur leur élan entre 2 risées.
Sur les quillards la plus part des barreurs faisaient de l’école de voile à leurs novices équipières et équipiers alors que les solitaires faisaient le maximum pour la victoire.
Certains barreurs de vent d’ouest eurent bien du mal à faire démarrer des canots « scientifiquement mous » pour cause de quête avant due à des étais réglés ”un peu courts » quand d’autres qui s’inquiétaient d’un quête un peu trop prononcée, à leur gout avançaient comme des tracteurs.

Dans ces aléatoires risées il y avait cependant une légère dominante de vent descendant le long des berges frettoises, une constante dont profitèrent Gonzague , l’impérial jean Sire, ainsi que François et Raphael , car ce dernier tenait absolument à rapporter chez lui une coupe rutilante de meilleur équipier, allez savoir pourquoi… Seuls 2 équipages osèrent le spi , ce qui est bien dommage , car c’est bien rentable aux allures portantes « et même que ça met un peu de couleurs sur l’eau », merci encore à Raphael et Céline pour avoir hissé les couleurs…
Mais le grand évènement de cette régate très sécurisée, ce ne fut pas la meilleure place frettoise de jean Sire survolté, mais la cascade de Gonzague effectuée devant le comité de course juste ‘après l’arrivée de l’avant dernière manche avec un dessalage effectué au ralenti, suivi d’un superbe chapeau et d’un bain intégral ou l’inverse. Gonzague aurait mérité ce 8 mai la coupe Raymond.
Bravo à Julian pour ses débuts en régate et en laser dans ces vents difficiles , Bravo aux équipiers et équipières de VO qui ont dû subir l’humeur certainement aussi variable que le vent de leurs barreurs , Denis, Joanna, Tommy , et les autres , remarquons la légendaire persévérance des siamois du laser 4.7: Nico et Mael, merci à Dominique, Philippe, Benoit , et Claude pour la sécurité , Georges ,Jacques et Yves pour le comité , jean . Paul pour Freg, Bruno pour son combat contre la quête avant et tous ceux et celles que j’aurais pu oublier et qui se reconnaitront.
DEUXIEME VICTOIRE DE BRUNO PIN DANS LE CHAMPIONNAT DEPARTEMENTAL
Bruno Pin a conforté sa place de leader du championnat départemental de voile du Val d’Oise, ce dimanche 3 avril, lors de la deuxième étape disputée aux étangs de Cergy. Nicolas Thepaut prend la 2ème place en laser 4.7
Classement des frettois :
Solitaires : 1> Bruno Pin, 2> Nicolas Thepaut, 3> François Perche, 4> jean Sire, 6> Raphaël Dauny
Doubles: 4> Philippe Gasnier – Brigitte Courqueux
(Compte rendu plus détaillé à suivre): voir ci dessous le dessin de Jean
UN FRETTOIS: NICOLAS THEPAUT SUR LE PODIUM A SAINT QUENTIN
Nicolas Thepaut a brillamment représenté son club de voile sur l’étang de Saint Quentin ce week end à l’occasion de la régate inter régionale de lasers qui s’y déroulait .
Dans des vents légers qui demandent à la fois concentration et subtilité dans le choix des bords, Nicolas a su ce dimanche, pour sa première grande régate de laser de l’année en ile de France conserver le dimanche sa 3eme place acquise le samedi .
Nicolas monte sur la troisième marche d’un podium que visaient 15 concurrents dans cette catégorie des lasers 4.7 , au total avec les catégories “radial”s et “standard”, une cinquantaine de lasers participaient à cette compétition.
Nicolas est aussi bien placé au classement des jeunes du championnat départemental du val d’ Oise qui se déroule en intersérie , le niveau 2011 de cette compétition est par ailleurs très relevé cette année avec une participation d’équipages de 420 de niveau championnat de france, des vétérans qui ont disputé des mondiaux en yole ok, et d’autres participants qui affichent plusieurs dizaines d’années de régates.
UN FRETTOIS VAINQUEUR A CERGY LE 13 MARS
Mention particulière pour les essais des nouveaux gilets de sauvetage entrainant de curieux dialogues :
“je veux celui la, la couleur est trop bien”
” c’est la couleur qui te boudine, ou t’es trop grand pour la taille?”
Les frettois s’étaient déplacé en force pour cette première régate départementale 2011 avec 9 lasers , une yole ok , un fireball et un 4.70.
Une fois réglés les diverses questions existentielles liées à une reprise de navigation du style
“Comment fais tu le noeud de cabestan pour le cunnigham ?”
“J’ai confondu mon laser avec un autre parce qu’ils se ressemblent tous!”
“Qui a bien pu ébrécher ma superbe dérive amoureusement entretenue ?”
“Ou est affiché le parcours ?”
“je ne comprends rien à l’affichage du parcours .”
“j’ai menti toute la semaine à mon équipière en lui disant qu’il y aurait du soleil.”
27 voiliers s’élancèrent pour disputer 4 manches sur un parcours tribord dans un vent d’abord agréable puis faiblissant .
Une incertitude subsistait à propos de la position de la ligne de départ dont beaucoup de concurrents en double ne semblaient avoir trouvé qu’une seule extrémité : c’est à dire le bateau comité. tous les experts s’accordent d’ailleurs pour constater qu’un bateau comité se repère mieux sur l’eau qu’une petite bouée avec un drapeau rouge .
A la question inquiète d’un équipage de double , un régatier historique , facétieux mais mal inspiré, expliqua qu’il s’agissait surement de la bouée peu fréquentée à pavillon bleu mouillée en face du bateau comité .Malheureusement son rectificatif moins sonore, du fait d’un virement rapide ne fut visiblement pas entendu, ce qui eut pour effet de propager avec insistance la fausse nouvelle à d’autres équipages convaincus par tant d’assurance.
La désinformation initiale, propagée de bonne fois entraina par la suite une certaine suspicion entre les équipages de double , moins habitués que les solitaires à ce genre de mauvaise plaisanterie. S’en suivirent des remarques désabusées à la pause du style « : Avec eux bonjour l’ambiance dans la régate, t’as vu le coup de la ligne? »
Je ne vous cache les trésors de diplomatie qu’il fallut déployer pour ramener une ambiance raisonnablement courtoise parmi les concurrents après l’arrivée.
Pour ceux qui l’ignoreraient ,un pavillon bleu doit marquer systématiquement une ligne d’arrivée , et pour les hésitants , en cas de doute quand une bouée est mouillée de chaque côté du bateau comité lors d’un départ ,il faut savoir que, la ligne de départ est toujours la plus large des deux ,que l’agglutinement d’un certain nombre de bateaux constitue aussi un indice précieux pour trouver l’extrémité, et qu’une ligne imaginaire entre la première bouée à virer et le bateau comité donne en principe le bon côté .(toi aussi ami lecteur, tu peux acheter mon ouvrage :” Comment régater sans rien connaitre au parcours ?” qui te fera éviter les erreurs basiques, (en vente dans toutes les bonnes librairies et sur le net ).
Il apparut dès la première manche que la régate se jouerait entre le fantastique Bruno Pin, de retour sur sa superbe yole ok et les talentueux équipages de 420 de la SNE , venus en force .Mais dans les faits la domination de la yole ok en temps réel fut très vite contestée par les barreurs de lasers standard au niveau très proche malgré les différences stratégiques soigneusement décortiquées par nos spécialistes.
Il s’agissait pour François de s’assurer une place correcte en suivant simplement le meilleur laseriste habituel du club , c’est-à-dire Brice.
Ce dernier après plusieurs nuits consacrées à élaborer d’imparables programmes informatiques pour gagner la régate, voyait ses prévisions bousculées par le paramètre « dérive ébréchée »qu’il n’avait pas introduit dans ses fichiers, ce qui le condamnait à des bords extrêmes.
Manu,restait irréductiblement fidèle à son principe de précaution afin de ne pas abimer la décoration fleurie de son laser, d’où son choix de partir systématiquemen t le le dernier afin d’orienter sa course serainement en fonction des vents favorables et surtout non perturbés.
Louis, désormais au top, avait décidé de ne pas lacher Bruno d’une semelle : “s’il vire je vire, s’il empanne j’empanne, s’il dessale, je dessale !”
Cette imparable planification fut balayée par une réalité bien différente, conformément à la célèbre formule de John Lennon « la vie, c’est ce qui arrive quand on a d’autres projets».
François se retrouva parfois devant Brice, à l’insu de son plein gré, du fait de ses bords extrêmes, Manu en raison de départs précautionneux moins rentables que prévu , n’arriva pas à dominer plus d’une manche, Brice perturbé psychologiquement , par son problème de dérive marchait moins bien ,quant à Louis, toujours dans le sillage de Bruno, il affichait toujours un temps de retard sur le maitre .
Une manche n’est gagnée qu’une fois la ligne d’arrivée franchie, et vouloir la passer babord au terme d’une belle ou chanceuse remontée n’est pas sans risque , François en fit l’expérience quand Bruno lui fit valoir un tribord à 3 mètres de l’arrivée .
Si le virement fut immédiat, Bruno en régatier expérimenté, devina la fraction de de seconde d’hésitation de son concurrent, tenté de poursuivre sa route tout en voulant éviter un refus de tribord fatal sous les yeux du comité de course .
Une autre arrivée , au grand largue sur parcours réduit , à la dernière manche fut l’occasion d’un duel épique entre un secrétaire et un président du même club sous les yeux effarés d’un comité de course , le tout illustré d’arguments plus techniques les uns que les autres permis par une lente progression.
“Arrête d’abatttre tu dois faire route directe !”
“Tu passeras pas, c’est une question de principe! ”
“je n e compte pas passer sur le bateau comité!”
“Je suis rattrappé!”
“Enlève ton ignoble bôme de mon beau cockpit! ”
“T’es sur que t’es à jour de ta cotisation ?”
Mettons fin à l’insoutenable suspense , le secrétaire courtois l’emporta sur le président fair play,d’une demi main et ce dernier évita largement le bateau comité d’au moins 5 centimètres..
Un peu plus loin sur l’arrière de la régate les doubles avaient bien du mal dans le vent déclinant ; Philippe tenait à Brigitte sa promesse de ne pas dessaler tout en pestant sur “les informations bidons de la ligne de départ colportées par certains concurrents” .
Le karma positif du Jet barré par le Gourou du CYVIA perturbait les tentative de retour de Jean Paul et Céline , injustement accusés de propagation de fausses nouvelles. Pour comble de malheur l’équipage maudit choisit de ne pas courir la dernière manche, (c’est pas grave , y’en a une qui saute), alors que toutes comptaient dans le classement.
Nicolas menait de main de maitre la troupe des lasers 4.7 suivi de Mael, une main sous le menton frustré par la calmasse; et d’Amine possédé par l’esprit zen de Gaétan dont il avait récupéré l’ancien bateau. En fait leurs options stratégiques étaient plus raisonnables que cellles de leurs ainés et bien plus professionnellesbef, conformes aux sondages : Raphael suivait Amine qui suivait Mael qui suivait Nicolas quelle que soit la manche.
Seul en radial Thomas menait son embarcation à sa guise, un peu comme dans la publicité, mais toujours avec un œil sur son papounet en cas d’option géniale, pour s’en inspirer.
Raphael dont c’était la première régate extérieure en laser avait décidé de mettre les bouchées doubles en commençant par redoubler curieusement son premier triangle , mais il revint à une interprétations plus stricte du parcours olympique lors des manches suivantes, améliorant du même coup considérablement ses performances, son classement et son moral .
Au final en catégorie solitaire Bruno Pin l’emporte devant un 420 d’Enghien, Manu, François, Brice et , louis
Au classement des jeunes Nicolas devance , Thomas , Mael , Amine et Raphael .
Chez les doubles, Philippe et Brigitte devancent Jean-Paul et Céline.
Un grand merci au CV95 pour son accueil,ainsiqu’à à tous les transporteurs et paticulièrment à Yves pour la conduite et la gestion de la bétaillère et de son précieux chargement.





