LOUIS BIBERON CUP
La coupe Louis biberon se court le 11 novembre, jours sans péniches
Elle s’appelait autrefois coupe de la dernière chance, car c’était la dernière régate de la saison.
Après mure réflexion, une vingtaine d’années environ, l’élite intellectuelle de nos sociétaires a
évoqué un risque de mauvaise interprétation de l’expression « dernière chance ».
La réaction ne s’est pas fait attendre, une dizaine d’années plus tard, lors de la naissance du
petit Louis le 11 novembre 2010, a été prise la décision de rebaptiser cette régate : la Louis Biberon Coupe, ce qui fait nettement plus chic.
Le 11 novembre 2010, pour son premier anniversaire, c’est accompagné de Fleur, sa maman, que Louis a remis la coupe à Brice, son heureux papa, vainqueur de la régate frettoise du jour.
La « mise en Seine » de cette prestigieuse épreuve fut assurée avec dévouement par Thomas à la préparation des sécus et des bouées, par Guy, Gonzague, Alain et bien d’autres encore aux moteurs, par J-Paul aux inscriptions et à Freg et par tous les présents et présentes que j’aurais pu oublier de citer.
Tradition frettois oblige, il n’y avait pas grand monde à neuf heures au club de voile, alors que Thomas avait déjà sorti les bateaux de sécurité sur le parvis.
Mais à onze heures la situation s’était nettement améliorée, 6 vents d’ouest étaient sur l’eau, ainsi que 4 lasers, 3 yoles ok, 2X4, un Equipe et un 470.
Les équipages purent profiter d’un parcours un peu plus long que d’habitude dans un vent du sud
d’environ force 2, un peu irrégulier.
La bouée amont fut particulièrement sélective lors de la première manche coupant pratiquement la
flotte en deux , les vieilles gloires et les jeunes loups surent dominer leur sujet en solitaire, amis lecteurs des
SNF , je fais confiance à votre perspicacité pour classer dans la bonnecatégorie, Brice, Gautier , Thomas Maël et Nicolas. Pendant toute la régate, tuant le suspens, un laser bleu ou une yole ok franchissait la ligne devant un vent d’ouest, ce qui pousse parfois les mauvais esprits, à se demander à quoi peuvent bien servir les temps compensés odieusement démentis.
Les plus jeunes en X4 et en Equipe avaient un peu plus de mal à suivre le peloton, contrariés par
ce grand classique de l’alliance néfaste du vent et du courant convergeants.
La situation était plus incertaine en vent d’ouest malgré la domination de deux équipages
historiques avec François et Raphael d’un côté, et Philippe et Brigitte de
l’autre mais leur positionfut contesté de main de maitre par Alain qui osa le spi à une hauteur phénoménal
A l’arrière il y avait aussi de l’ambiance du côté de Jacques et guy , de Bruno et de Dominique très attentifs aux discussions animées et passionnées, techniquement bien sur, entre Louis et Jean .
Accompagné de sa fidèle équipière poilue aux pattes palmée Jean Paul avait un peu de mal à rivaliser avec ses petits
camarades yolistes, Thomas et Gautier (le retour de la vengeance du yoliste masqué N°3) qui naviguaient vraiment en solitaire.
Le grand Louis et jean, associés pour le meilleur et pour le
pire le matin, faute d’une meilleure inspiration et suite à des discussions tactiques animées et passionnées, décidèrent d’appliquer la
tactique « glue » pour pourrir scientifiquement le vent arrière de Raphael et François,et « vas-y que je te dévente ton spi,
que je réponds à ton lof pour mieux abattre après…et que je sais c’est moche,jamais je ne décroche ! »
« Avec des amis comme vous, on n’a pas besoin d’ennemis ! » soupira le barreur excédé du VO 262, qui rajouta “vous êtes amoureux ou quoi ?” fidèle en celà à son gourou Michel moreuil qui s’exprimait ainsi en régate quand un autre bateau s’approchait trop près.
« Ben quoi c’est ça la régate ! » rétorquaJean, mais une rafale imprévue redonna un peu de souffle au spi du VO orange Just ‘avant le passage de la bouée ce qui
ajouté à un empannage anticipé permit à Raphael de ranger tranquillement le spi sur le bord de près, le bord qui décide de tout après le vent arrière.Jean et louis
juste sous le vent étaient bel et bien largués…
Sébastien et Sandrine, avec leur flegme habituel, faisaient mieux que de la figuration en 470,brûlant même la politesse aux VO lors du
passage sélectif de la première bouée, hélas la bulle coloriée du spi n’était pas là pour assurer la vitesse au vent arrière, ruinant ainsi leurs espérances.
Le meilleur moment des régates d’automne, c’est pour beaucoup la pause de midi, qui permet de se réchauffer au moment du repas, de participer aux
discussions, bateaux, cela va sans dire d’un club de voile qui se respecte et de repartir avant un plus ou moins bon café dont la chaleur est toujours plus
appréciée que l’arôme. Le repas de la régate du 11 ne dérogea pas aux règles habituelles même si les discussions entre Jean et Gaétan semblèrent,
chronomètre en main, prendre encore plus detemps que d’habitude. Le plus dur, ensuite après avoir profité de cette douce quiétude fut de repartir .
La régate, pour sa partie sportive s’arrêta vers 16 heures,la nuit tombant vite un onze novembre.
La remontée d’une des sécurités fut digne d’une coupe
Raymond, avec un côté cascadeur inattendu, le virage ayant été pris un peu court sur la rampe , mais la solidarité des copains présents permit de se tirer de ce mauvais pas sans
dégâts , à l’autre bout du quai, la pêche au safran delaser ne fut pas couronnée de
succès, mais elle permit tout de même de remonter un douzaine de pneus … et
quelques écrevisses .
Les résultats proclamés vers 18 heures par la magie de Freg
et de jean Paul, permirent à Louis le héros du jour de remettre la coupe à son fabriquant,
vainqueur de la régate devant Nicolas et Gautier, enfin de retour puis t de
souffler sa première bougie en très bonne
compagnie.
Longue vie à la louis biberon coupe !
REGATE DU 11 NOVEMBRE
La traditionnelle et ultime régate de la saison, autrefois régate de la dernière chance a été rebaptisée “Louis biberon coupe” avec la naissance d’un nouveau sociétaire le 11 novembre 2010.
Louis remettra donc , pour ses un an , la coupe aux vainqueurs de cette régate intersérie dont le départ est prévu à 10 heures.
Météo prévue vent établi sud ouest , temps nuageux mais sans précipitations.
COUPE FISCHESSER
La coupe Fischesser a bénéficié d’une très belle journée d’automne, particulièrement brumeuse le matin et ensoleillée l’après-midi.
Les 12 équipages qui avaient réussi à rejoindre le club nautique sans se perdre dans l’épaissenappe de brouillard ont passé la matinée à gréer leur embarcation en attendant les probables brises thermiques de l’après-midi.ces dernières furent une fois de plus fidèles au rendez vous.
Mais elles apparurent évidement au meilleur moment de la journée,pendant le
le piquenique règlementaire ,à l’ombre des acacias, avant d’attaquer les choses sérieuses sur un plan d’eau sans courant ..Les barreurs de dériveurs par ces vents grisants de force 1 à 2 s’en sortent naturellement mieux que les quillards qui n’arrivent pas à les devancer en temps réel, mais en fait chacun se bat dans sa
catégorie ; laser, yole ou vent d’ouest.
Peu habitués au laser standard qui accuse quand même un peu plus de poids dans les hauts que leurs habituels s 4.7, Maël et Nicolas offrirentaux dames en crinoline qui déambulaient sur le quai de seine, le spectacle de quelques très beaux dessalages, plus habile en ce domaine , Maël ne se mouilla que les pieds . Seuls les équipages du beauVent d’ouest orange et du magnifique Vaurien bleu osèrent le lancer du spi pourdonner un peu plus de couleur à la régate déjà pourvue de celles du feuillage de l’automne.
Avec le vent qui semblait se renforcer les concurrents auraient volontiers effectué
une manche supplémentaire, mais après 4 départs, le comité dans sa grande
sagesse décida d’en rester là car la lumière baisse vite à cette époque de l’année et les rangements prennent du temps. Les risées ne durèrent d’ailleurs pas longtemps.
Lors du traditionnel pot de fin de régate, la surprise ne vint pas de la presqu’évidente premièreplace de Nicolas, désormais familier des podiums, ou de la coupe du meilleur
équipier remise à Raphael. Elle vint du superbe lot remis cérémonieusement à l’énergique descendante d’un de nos plus éminents laseristes. Cette dernière fut émue jusqu’aux larmes devant l’incomparable beauté de l’objet :une magnifique statuette d’un matelot dodu et souriant brandissant une chopine , encastrée dans un cadre en bois , le tout baigné dans un décord de rayures bleues et blanches.
Le président qui remettait les lots, jugea bon de préciser, sous les applaudissements que l’incomparable récompense ne devait pas être remise en jeu, sous peine d’exclusion, en raison de son inestimable valeur artistique .
MUNICIPALITES 2011 LA REGATE
UNE FINALE DE CHAMPIONNAT “EN BEAUTE” POUR LES FRETTOIS
Au retour des rescapés d’Enghien, l’indigne président frettois qui avait préféré festoyer samedi jusqu’à pas d’heure plutôt que se lever le dimanche pour régater de bonne heure, comprit à quelques signes que la journée avait été rude.
Les remorques et les bateaux furent rapidement remisés sous le hangar par des équipages harassés, Maël s’affala les bras en croix sur un pouf oublié là après la brocante pendant que Jean et Louis soufflaient comme des phoques après avoir rangé leur double chargement à bon port. Gonzague un peu gité sur bâbord, emporté par le poids de son nouveau gonzy-bag tentait de brandir au dessus de sa tête la coupe du vainqueur.
Bruno n’avait même plus la force d’empêcher d’approcher à moins de 5 mètres de son bateau le barreur d’un certain laser bleu ;
Néanmoins, malgré sa fatigue, l’équipe frettoise affichait une belle humeur à l’image de Nicolas qui avait son sourire des grands jours avec sa belle deuxième place.
Au palmarès de cette journée ventée suivaient dans l’ordre, les légendaires frères Pin suivis de Mael 6eme, puis de Jean et de Louis qui s’étaient disputé le rôle du petit baigneur.
Jean paraissait lessivé, mais la lessive dont il était question, concernait en fait la têtière de sa voile, copieusement envasée lors de multiples dessalages, les fonds du lac d’Enghien sont en effet réputés car on y a toujours pied dans la vase.
« J’ai eu droit à tout… » soupira Jean (ses soupirs sont célèbres chez les frettois) : « La mère Denis du yachting », « les lavandières du laser », « l’eau d’Enghien, c’est plus doux pour les mains », et j’te raconte pas le reste… »
Après enquête, il apparut que les mésaventures de Jean ne constituaient pas un cas isolé, loin de là.
Gonzague, le vainqueur du jour nia tout dessalage « certifié » , mais admit tout de même, spontanément sous la torture, que son mat avait touché l’eau , de crainte d’être confronté à « un montage Photoshop » bien gênant, (traduire par une photo compromettante non retouchée) , il avait d’ailleurs eu un moment de frayeur lors de ce « non dessalage » pour ses papiers, son argent (en liquide vous vous en doutez) contenus dans la gonzy –poche de sa veste.Pour les béotiens , la gonzy- poche est au gonzy- bag ce que le string est au bermuda .
Bruno eut aussi droit à quelques séances éprouvantes de rodéo sur sa yole dans les surventes.
« j’ai bien cru y aller » confia t il a un ami qui sait garder pour lui les confidences.
Mais il sut garder, une fois de plus le contrôle de sa fugueuse monture, malgré des crampes persistantes, faisant l’admiration de Fleur et de Brice qui promenaient leur futur laseriste sur l’île après une épique traversée en barque et en poussette.
Louis eut un peu moins de chance au rappel suite à une rupture de sangle de…rappel justement, et sa chute brutale dans le lac noya ses espoirs de victoire au milieu d’une bordée de jurons forts désobligeants pour le matériel (qu’il lui appartenait de vérifier) l’eau du lac et les régates en général.
Il est fort probable que Nicolas et Maël testèrent eux aussi l’eau soufrée, mais leur entrainement hebdomadaire régulier leur assure une parfaite maitrise du resalage.
Manu, avec le poids de son… expérience, réduisit aussi la fréquence de ses chavirages, volontairement discret dans les départs pour protéger sa coque amoureusement décorée, il démarra ensuite comme la tortue de la fable pour dépasser les lièvres nautiques concurrents à l’arrivée.
La première arrivée fut d’ailleurs un peu ratée par un grand nombre de régatiers distraits qui n’avaient pas consulté correctement les instructions de course, Gonzague (avec sa gonzy-loupe) et Nicolas qui sait lire jusqu’au bout , échappèrent au désastre , je crois pouvoir en déduire qu’il vaut mieux avertir le bateau à son vent du vrai trajet, quand on sait ….
Philippe et Brigitte, dans ce temps venté terminèrent sans dégâts, ce qui ne fut malheureusement pas le cas d’un 420 d’Enghien, encastré par l’avant d’un Europe du même club, s’il y eut de la casse, l’incident fut réglé dans les règles avec classe et les deux équipages purent repartir.
Bords de planning, près au rappel, empannages périlleux, chavirages, cette dernière étape du championnat fut encore dominée par un frettois, Gonzague Théry, après les précédentes victoires de Bruno Pin, et des frères Thepaut en solitaire. Les SNF en 2011 ont encore une fois largement dominé ce championnat grâce à au talent de leurs jeunes et l’expérience de leurs anciens.
VICTOIRE FRETTOISE DE NOS AINES DANS LA DESCENTE DE SEINE
Les descentes de Seine se suivent et ne se ressemblent pas .
Ce qui pourrait bien être la trentième édition a vu un peu moins de participation, avec 40 bateaux,, mais du vent, parfois beaucoup et bien placé dans le sens de la descente .
Un parcours vent arrière en rivière n’est pas moins difficile qu’un parcours au près, les concurrents n’en n’ont donc pas moins de mérite.
Dans la série vedette des Vent d’Ouest, tout au moins chez les frettois , il s’agissait de prendre sa revanche sur l’adversaire héréditaire et néanmoins ami du club de Montesson.
l’objectif est atteint grâce à nos glorieux ainés Alain Delecroix et Jacques Bousquet 148 ans à eux deux sur le Ville d’ Herblay ,qui remportèrent la première manche et assurèrent leur classement en terminant deuxièmes à l’arrivée à La Frette;
La deuxième manche gagnante de François et Raphael , leur assura seulement la deuxième place au classement général,alors que notre jeune équipage tomaso-célinien ,si brillant et si fier lors de la première manche (2emes) manqua un peu de réactivité lors du ”déboitage” soudain vers la berge du VO 262 qui préparait son échappée vers La Frette.
Fred et Amine se maintenaient en milieu de peloton au milieu du fleuve sur un bateau que Fred avait brillament équipé dans une autre vie , 24ans plus tôt, c’est indestructible un Vent d’Ouest…(merci à Yves pour la réparation expresse de la drisse le matin même)
il n’y a pas eu cette année ou quasiment pas de croisement de flotte, le 1er VO se contentant de doubler le dernier croiseur .
Outre la victoire historique de Jacques et Alain, il faut saluer la victoire de Nicolas devant Mael en laser 4.7, sachant que l’honneur de Mael est sauf puisqu’il gagne la première manche .
Après de bonnes discussions , parfois” une boite de thon plus bas ” entre équipages , près de la buvette, les résultats , pratiquement exacts tout de suite , cette année , ont été proclamés rapidement , avant que le port de plaisance de la Frette ne se vide des ses invités.
Un grand merci à toutes celles et tous ceux,particulièrement nombreux cette année qui sont venus nous donner un coup de main pour le départ et l’arrivée de la descente, à,Georges, à Claude, Benoit et Guillaume dans les bateaux de sécurité , c’est à celà que l’on se rend compte que l’on fait partie d’un club qui tourne .
Au YCP, au CVBS et aux SNF, s’ajoute depuis 2 ans dans l’organisation , le CYC, il n’est pas encore envisagé de faire une troisième étape La Frette Conflans , faute du percement d’un canal de la Seine vers l’étang du Cora, mais on y pense .
NOUVELLE VICTOIRE DE BRUNO PIN DANS LE CHAMPIONNAT DEPARTEMENTAL TOUJOURS OK JAMAIS KO
Et de trois pour Brun PIn dans le championnat départemental de voile du Val d’OISE!
Bruno qui s”était levé tôt pour organiser les préparatifs de cette étape frettoise du championnat remporte cette épreuve après avoir laissé quelques faux espoirs à ses adversaires lors de la première manche consciencieusement ratée.
Mais un champion ne reste jamais sur un échec et les pendules furent remise à l’heure lors de courses suivantes . Les velleités fraternelles de victoire, malgré un bon début, furent par la suite implacablement balayées.
La journée a été marquée par une chaleur suffoquantye sur l’eau , et ce sont les plus endurants ou les plus pragmatiques , sous leur chapeau, leurs lunettes noires ou leur saharienne qui ont su tenir le choc thermique toute la journée;Le vent chaud soufflait du sud par rafales intermittentes.
La chaleur a encore amplifié le stress de certains concurrents avant le départ de chaque manche, ce qui a été l’occasion d’un échange de propos particulièrement virils entre coureurs:
“tu sais Je trouve que ton gilet mauve est particulièrement bien assorti avec la coque bleu de ton bateau”
“je suis content que tu l’aies remarqué, j’ai trouvé ce petit ensemble de flottabilité pas cher du tout en faisant les soldes chez “décompte la” .
Nous avons apprécié la présence des 3 équipages de doubles du CYVIA qui sont venus partager avec nous cette chaleur torride , 1 jet à l’incomparable karma, le fireball présidentiel et le superbe 470 de Mathieu et de son équipière .Chez les neuf laseristes, le taux de participation s’est affaibli au fil des manches , alors que le yoliste tenait le choc, toujours OK jamaisKO.
Lors de cette journée de fournaise , seul le passage du bateau pompe permit de rafraichir un peu les audacieux navigateurs,.
Christian, au comité de course lança 5 manches avec son habituel professionalisme , Philippe et Brigitte, Claude, Alain et Jean Paul ont efficacement surveillé la troupe des voiliers pendant leurs aventures entre 2 bouées ,en fin de journée Jean Paul a réussi avec sa maestria habituelle a tirer la quintescence de Freg .
Chez les solitaires, Bruno l’emporte devant Gonzague, François et Nicolas, en double c’est Mathieu et son équipière qui gagnent la timbale .
Prochain rendez vous à Eghien, le 18 septembre .
PREMIERE VICTOIRE FEMININE DANS LA “COUPE RAYMOND”
Malgré la concurrence de la fête des mères, des grasses matinées , et des prestigieuses régates extérieures, la coupe Raymond a rencontré un bon succès de participation avec 13 équipages , un comité de course efficace et des conducteurs de bateaux de sécurité en nombre suffisant.
Personne ne peut préjuger des résultats de la coupe Raymond , car la récompense de la performance n’est pas son objectif essentiel, cependant la participation en force d’une famille cormeillaise avec 5 voiliers aurait du nous mettre la puce à l’oreille quant à ses ambitions à peine cachées.
Avec 3 doubles et 2 solitaires, les calcul de probabilité des bookmakers locaux et des dames en crinoline nostalgiques d’un barreur frettois au physique de surfeur transféré à prix d’or au foyer laic de Lanester, pouvaient laisser croire à une victoire cormeillaise , laissant planer un sentiment de découragement chez la concurrence.
Ainsi, un brin désabusé, Raphael laissa entendre à son barreur qu’il n’était pas sûr d’avoir installé correctement le spi, dépité le dit barreur se vit contraint de modifier le mauvais montage en maugréant que le lancement latéral d’un spi était toujours de bon augure pour remporter le prestigieux trophée . Toute fausse manoeuvre effectuée lors de cette régate doit en effet présenter un caractère spontanné pour rapporter des points.
De même un chalutage de spi récupéré in extremis sur le même bateau, causé par un largage précipité de la drisse , ne permit pas de satisfaire le jury .
Il n’y eut n’y eut rien de bien concluant pendant les deux premières manches de la matinée, le vent irrégulier soufflait par rafales sans entamer la bonne humeur des concurrents heureux de profiter du soleil dominical.
Quelques ruptures d”équilibre au vent arrière ne laissèrent que des espoirs sans suite aux observateurs attentifs .
Le côté sportif avec des arrivées très disputées aurait même pu dénaturer l’esprit de la régate. On assista même à un simulacre de combat naval, teinté de règlements de comptes familiaux, entre le 470 de Sébastien et Sandrine et le VO de Thierry et laurence à quelques mètres de la ligne d’arrivée.
“Comme on les a battu , on n’a pas réclamé.” déclara la jeune génération satisfaite et condescendante lors d’un débat ultérieur propre aux apéritifs régatiers.
Les pâles ”performances” trop prévisibles, du Céline et du Pascalou qui se faisaient un devoir de passer la ligne en tête parurent bien ternes à côté de l’impitoyable duel que se livrèrent en X4, Céline et Nicolas au coude à coude. Accélérations,pannes sèches, contrôles impitoyables, pressions psychologiques, Nicolas , au vent, riant dans sa barbe, coiffa finalement sa soeur d’un quart de seconde à l’arrivée.
Après les 2 manches matinales, rien n’était encore joué pour la coupe Raymond; les pronostics allaient toujours bon train pour la suite des évènements.
L’après midi , heureusement, apporta son lot de figures libres et imposées susceptibles de séduire un jury en manque de natation.
Céline du X4 fit un très beau dessalage , immédiatement secourue par deux sécurités, mais elle repartit sans être hélitreuillée, Mael qui chavira dans une rafale,redressa la situation en deux temps , trois mouvements, une habileté qui lui coûta sans doute la coupe une nouvelle fois. Céline de l’ Open bic, qui considérait son frêle esquif comme un matelas pneumatique destiné au bronzage fut brutalement déséquilibrée par une vague , cause d’un baignade inopinée accompagné de fortes imprécations.
Gonzague confondant marche avant et marche arrière, lors du départ de la sécu , fit très fort en s’encastrant sur le bordée avant tribord du fireball du malheureux Jean Paul , mais il réussit à se dégager avant que ce dernier ne donne l’ordre à son labrador débonnaire d’attaquer le pirate, Jean Paul et “le chien” réussirent toutefois à terminer la course.
Enfin , à l’abri des regards du comité, Céline du X4, après avoir brillament passé la bouée amont préféra s’échouer dans la vase plutôt que de poursuivre sa route dans les rafales.
Pour se sortir de la berge et du vent arrière, elle n’hésita pas à sauter à l’eau pour remettre l’avant du bateau dans le bon sens, vers le large, enfin vers le miieu du fleuve.
Ce faisant elle se trouva bientôt avec de l’eau jusqu’au cou, cumulant ainsi, la sensation pénible des pieds dans la vase avec le frolement désagréable “d’algues dégoutantes”. Ces dernières lui donnèrent tout de même une efficace motivation pour effectuer le rétablissement nécessaire à l’atterrisage dans le cockpit, avant de repartir vers de nouvelles aventures. l’incident avait échappé au comité mais pas au président autoproclamé du jury de la coupe Raymond qui passait par hasard avec son bateau de sécurité dans les parages.
Pendant ce temps, Delphine et Benjamin en Equipe, ainsi que les barreuses d’ Open bics tournaient comme des horloges sur leur parcours réduit ,sans incidents particuliers. La maitrise professionnelle des équipages de quillards et de Mael en laser leur laissait également peu d’espoir .
Le comité de course exemplaire présidé par Dominique, un ami du regretté Raymond, sonna la fin de la régate vers 16 h30 après 5 manches disputées sans trop de stress .
Le jury impartial composé cette année de François, Jean, Gonzague et Sébastien se réunit derrière le bar pour délibérer.
Après 2 bonnes minutes d’insupportable attente , furent nominés; Gonzague pour son attaque du Fireball avec la sécu(avec mention spéciale, car c’est la première fois qu’un conducteur de bateau à moteur est nominé), “Céline de l’Open bic” pour son bronzage interrompu et Céline du X4 pour son bain d’algues et de vase qui avait échappé au comité, mais pas à la vigilance du président autoproclamé du jury de la coupe Raymond .
Le magnifique trophée , oeuvre d’un sculpteur de “genre et de bon goût” fut attribué à “Céline du X4″ pour son bain d’algues et de vase sous un tonnerre d’applaudissements. Céline est la première féminine à remporter la coupe Raymond .
Cette régate particulièrement conviviale a pu être organisée grace à Dominique et Anne Marie , qui ont assuré la comité de course, à Jean pour la sécurité ainsi que Gonzague, Jean Paul , François et tous les sociétaires présents qui se sont impliqués dans son bon déroulement.
Cette coupe Raymond est toujours un moment d’émotion pour Anne-Marie qui pense à son grand absent, ainsi que pour ses amis.
Pour cette édition 2011 Il y avait 7 régatières sur l’eau, Laurence, les 2 Céline, Sandrine, Tiphaine, Delphine et Salomée, la présence régulière de nombreuses navigatrices est désormais très forte à La Frette .
Sur le plan sportif , honneur aux juniors, Raphael remporte la première place, à l’avant du “Céline”, Mael ,second est le premier en dériveur, Salomée , 3eme est la meilleure équipière.