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Un premier mai très réussi

Le club de voile du Parisis a réussi sa mobilisation sans se défiler, le dimanche 1er mai, pour assurer à la fois sa participation à la fête de la Seine avec ses traditionnels baptêmes de voile, et défendre son titre de champion de voile du département lors de l’étape de l’Isle Adam sur l’Oise .

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Les barreurs des 7 Vent d’Ouest qui évoluaient sur le fleuve ont assuré environ 250 baptêmes de voile l’après midi avec du soleil et du vent, il a même fallu refuser du monde pour ranger les bateaux vers 19 heures . Une trentaine de sociétaires ainsi que nos amis du CYC ont assuré le bon déroulement et l’encadrement de cette journée;

A l’ Isle Adam, sur l’Oise dans le cadre bucolique du CYVIA dont l’accueil fut particulièrement chaleureux , les 10 équipages de dériveurs frettois se sont particulièrement bien comportés pendant les 5 manches âprement disputées.

Ils remportent les 4 premières places en laser et les 4emes et 6emes places en double.au classement général.

Nos juniors ont bataillé ferme en Laser prouvant que l’échelle des valeurs qui paraissait bien établie, peut changer à chaque régate, ce qui est positif pour l’émulation interne dans une ambiance qui reste amicale .

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UNE BELLE COUPE ROBERT LEGRAND

La régate du 8 mai a bénéficié d’une organisation particulièrement soignée grâce au dévouement de nombreux sociétaires qui ont permis aux 12 équipages de courir chacune des 5 manches sans faire la pause d’habitude obligatoire afin de conduire un bateau de sécurité à tour de rôle.

Nous remercions entre autre nos amis du CYC pour l’arrivée des renforts en termes de sécurité.

Les conditions météo alléchantes en termes de vent ne se réalisèrent malheureusement pas et le sud-ouest promis se transforma en rafales d’est irrégulières et en tourbillons et risées d’orages.la seule réalisation de la prévision fut un ciel couvert , et une autre personne couverte de moqueries …

Les 5  vents d’ouest du club  furent pris d’assaut dès le matin par les équipages frettois et celui de Conflans, les plus courageux des laseristes vinrent compléter la flotte avec  le yoliste de rigueur indispensable à notre frettois standing.

Les manches se suivirent et se ressemblèrent avec des vents variables assez faibles propices au creusement des écarts entre bateaux. Les Vents d’ouest furent dominés par les lasers à qui ils devaient du temps compensé, mais les équipages des quillards étaient cependant moins fébriles que ceux des lasers toujours prêts à virer à la moindre dévente alors que les quillards glissaient sur leur élan entre 2 risées.

Sur les quillards la plus part des barreurs faisaient de l’école de voile à  leurs novices  équipières et équipiers alors que les solitaires faisaient le maximum pour la victoire.

Certains barreurs de vent d’ouest eurent bien du mal à faire démarrer  des canots « scientifiquement mous » pour cause de quête avant due à des étais réglés ”un peu courts » quand d’autres qui s’inquiétaient d’un quête un peu trop  prononcée, à leur gout  avançaient comme  des  tracteurs.

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Dans ces aléatoires risées il y avait cependant une légère dominante de vent descendant le long des berges frettoises, une constante dont profitèrent Gonzague , l’impérial jean Sire, ainsi que François et Raphael , car ce dernier tenait absolument à rapporter chez lui une coupe rutilante de meilleur équipier, allez savoir pourquoi… Seuls 2 équipages osèrent le spi , ce qui est bien dommage , car c’est bien rentable aux allures portantes « et même que ça met un peu de couleurs sur l’eau », merci encore à Raphael et Céline pour avoir hissé les couleurs…

Mais le grand évènement de cette régate très sécurisée, ce ne fut pas la meilleure place frettoise de jean Sire survolté, mais la cascade de Gonzague effectuée devant le comité de course juste ‘après l’arrivée de l’avant dernière manche avec un dessalage effectué  au ralenti, suivi d’un superbe chapeau et d’un bain intégral ou l’inverse. Gonzague aurait mérité ce 8 mai la coupe  Raymond.

Bravo à Julian pour ses débuts en régate et en laser  dans ces vents difficiles , Bravo aux équipiers et équipières de VO  qui ont dû subir l’humeur certainement aussi variable que le vent de leurs barreurs , Denis, Joanna, Tommy , et les autres , remarquons la légendaire persévérance des siamois du laser 4.7: Nico et Mael,  merci à Dominique, Philippe, Benoit , et Claude pour la sécurité , Georges ,Jacques  et Yves pour le comité , jean . Paul pour Freg, Bruno pour son combat  contre la quête avant   et tous ceux et celles que j’aurais pu oublier et qui se reconnaitront.

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DEUXIEME VICTOIRE DE BRUNO PIN DANS LE CHAMPIONNAT DEPARTEMENTAL

Bruno Pin a  conforté sa place de leader du championnat départemental de voile du Val d’Oise, ce dimanche 3 avril, lors de la deuxième étape disputée aux étangs de Cergy. Nicolas Thepaut prend la 2ème place en laser 4.7

Classement des frettois  :

Solitaires : 1> Bruno Pin, 2> Nicolas Thepaut, 3> François Perche, 4> jean Sire, 6> Raphaël Dauny

Doubles: 4> Philippe Gasnier – Brigitte Courqueux

(Compte rendu plus détaillé à suivre): voir ci dessous le dessin de Jean

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UN FRETTOIS: NICOLAS THEPAUT SUR LE PODIUM A SAINT QUENTIN

Nicolas Thepaut a brillamment représenté son club de voile sur l’étang de Saint Quentin ce week end à l’occasion de la régate inter régionale de lasers qui s’y déroulait .

Dans des vents légers qui demandent à la fois concentration et subtilité dans le choix des bords, Nicolas a su ce dimanche, pour sa première grande régate de laser de l’année en ile de France conserver le dimanche sa  3eme place acquise le samedi .

Nicolas monte sur la troisième marche d’un podium que visaient 15 concurrents dans cette catégorie des lasers 4.7 , au total avec les catégories “radial”s et “standard”, une cinquantaine de lasers participaient à cette compétition.

Nicolas est aussi bien placé au classement des jeunes du championnat départemental du val d’ Oise qui se déroule en intersérie , le niveau 2011 de cette compétition est par ailleurs très relevé cette année avec une participation d’équipages de 420 de niveau championnat de france, des vétérans qui ont disputé des mondiaux en yole ok, et d’autres participants qui affichent plusieurs dizaines d’années de régates.

UN FRETTOIS VAINQUEUR A CERGY LE 13 MARS

Régate départementale de Cergy le 13 mars 2011
Préparer une régate extérieure de reprise après la pause hivernale implique une activité forcenée la veille dans nos locaux , fabrication de support de mat , remontage de mises à l’eau , recherche de son grément malencontreusement posé sur un autre bateau ressemblant au sien , chasse aux tendeurs en voie de disparition et aux sangles

Mention particulière pour les essais des nouveaux gilets de sauvetage entrainant de curieux dialogues :

“je veux celui la, la couleur est trop bien”

” c’est la couleur qui te boudine, ou t’es trop grand pour la taille?”

Les frettois s’étaient déplacé en force pour cette première régate départementale 2011 avec 9 lasers , une yole ok , un fireball et un 4.70.

Une fois réglés les diverses questions existentielles liées à une reprise de navigation du style

“Comment fais tu le noeud de cabestan pour le cunnigham ?”

“J’ai confondu mon laser avec un autre parce qu’ils se ressemblent tous!”

“Qui a bien pu ébrécher ma superbe dérive amoureusement entretenue ?”

“Ou est affiché le parcours ?”

“je ne comprends rien à l’affichage du parcours .”

“j’ai menti toute la semaine à mon équipière en lui disant qu’il y aurait du soleil.”

27 voiliers s’élancèrent pour disputer 4 manches sur un parcours tribord dans un vent d’abord agréable puis faiblissant .

Une incertitude subsistait à propos de la position de la ligne de départ dont beaucoup de concurrents en double ne semblaient avoir trouvé qu’une seule extrémité : c’est à dire le bateau comité. tous les experts s’accordent d’ailleurs pour constater qu’un bateau comité se repère mieux sur l’eau qu’une petite bouée avec un drapeau rouge .

A la question inquiète d’un équipage de double , un régatier historique , facétieux mais mal inspiré, expliqua qu’il s’agissait surement de la bouée peu fréquentée à pavillon bleu mouillée en face du bateau comité .Malheureusement son rectificatif moins sonore, du fait d’un virement rapide ne fut visiblement pas entendu, ce qui eut pour effet de propager avec insistance la fausse nouvelle à d’autres équipages convaincus par tant d’assurance.

La désinformation initiale, propagée de bonne fois entraina par la suite une certaine suspicion entre les équipages de double , moins habitués que les solitaires à ce genre de mauvaise plaisanterie. S’en suivirent des remarques désabusées à la pause du style « : Avec eux bonjour l’ambiance dans la régate, t’as vu le coup de la ligne? »

Je ne vous cache les trésors de diplomatie qu’il fallut déployer pour ramener une ambiance raisonnablement courtoise parmi les concurrents après l’arrivée.

Pour ceux qui l’ignoreraient ,un pavillon bleu doit marquer systématiquement une ligne d’arrivée , et pour les hésitants , en cas de doute quand une bouée est mouillée de chaque côté du bateau comité lors d’un départ ,il faut savoir que, la ligne de départ est toujours la plus large des deux ,que l’agglutinement d’un certain nombre de bateaux constitue aussi un indice précieux pour trouver l’extrémité, et qu’une ligne imaginaire entre la première bouée à virer et le bateau comité donne en principe le bon côté .(toi aussi ami lecteur, tu peux acheter mon ouvrage :” Comment régater sans rien connaitre au parcours ?” qui te fera éviter les erreurs basiques, (en vente dans toutes les bonnes librairies et sur le net ).

Il apparut dès la première manche que la régate se jouerait entre le fantastique Bruno Pin, de retour sur sa superbe yole ok et les talentueux équipages de 420 de la SNE , venus en force .Mais dans les faits la domination de la yole ok en temps réel fut très vite contestée par les barreurs de lasers standard au niveau très proche malgré les différences stratégiques soigneusement décortiquées par nos spécialistes.

Il s’agissait pour François de s’assurer une place correcte en suivant simplement le meilleur laseriste habituel du club , c’est-à-dire Brice.

Ce dernier après plusieurs nuits consacrées à élaborer d’imparables programmes informatiques pour gagner la régate, voyait ses prévisions bousculées par le paramètre « dérive ébréchée »qu’il n’avait pas introduit dans ses fichiers, ce qui le condamnait à des bords extrêmes.

Manu,restait irréductiblement fidèle à son principe de précaution afin de ne pas abimer la décoration fleurie de son laser, d’où son choix de partir systématiquemen t le le dernier afin d’orienter sa course serainement en fonction des vents favorables et surtout non perturbés.

Louis, désormais au top, avait décidé de ne pas lacher Bruno d’une semelle : “s’il vire je vire, s’il empanne j’empanne, s’il dessale, je dessale !”

Cette imparable planification fut balayée par une réalité bien différente, conformément à la célèbre formule de John Lennon « la vie, c’est ce qui arrive quand on a d’autres projets».

François se retrouva parfois devant Brice, à l’insu de son plein gré, du fait de ses bords extrêmes, Manu en raison de départs précautionneux moins rentables que prévu , n’arriva pas à dominer plus d’une manche, Brice perturbé psychologiquement , par son problème de dérive marchait moins bien ,quant à Louis, toujours dans le sillage de Bruno, il affichait toujours un temps de retard sur le maitre  .

Une manche n’est gagnée qu’une fois la ligne d’arrivée franchie, et vouloir la passer babord au terme d’une belle ou chanceuse remontée n’est pas sans risque , François en fit l’expérience quand Bruno lui fit valoir un tribord à 3 mètres de l’arrivée .

Si le virement fut immédiat, Bruno en régatier expérimenté, devina la fraction de de seconde d’hésitation de son concurrent, tenté de poursuivre sa route tout en voulant éviter un refus de tribord fatal sous les yeux du comité de course .

Une autre arrivée , au grand largue sur parcours réduit , à la dernière manche fut l’occasion d’un duel épique entre un secrétaire et un président du même club sous les yeux effarés d’un comité de course , le tout illustré d’arguments plus techniques les uns que les autres permis par une lente progression.

“Arrête d’abatttre tu dois faire route directe !”

“Tu passeras pas, c’est une question de principe! ”

“je n e compte pas passer sur le bateau comité!”

“Je suis rattrappé!”

“Enlève ton ignoble bôme de mon beau cockpit! ”

“T’es sur que t’es à jour de ta cotisation ?”

Mettons fin à l’insoutenable suspense , le secrétaire courtois l’emporta sur le président fair play,d’une demi main et ce dernier évita largement le bateau comité d’au moins 5 centimètres..

Un peu plus loin sur l’arrière de la régate les doubles avaient bien du mal dans le vent déclinant ; Philippe tenait à Brigitte sa promesse de ne pas dessaler tout en pestant sur “les informations bidons de la ligne de départ colportées par certains concurrents” .

Le karma positif du Jet barré par le Gourou du CYVIA perturbait les tentative de retour de Jean Paul et Céline , injustement accusés de propagation de fausses nouvelles. Pour comble de malheur l’équipage maudit choisit de ne pas courir la dernière manche, (c’est pas grave , y’en a une qui saute), alors que toutes comptaient dans le classement.

Nicolas menait de main de maitre la troupe des lasers 4.7 suivi de Mael, une main sous le menton frustré par la calmasse; et d’Amine possédé par l’esprit zen de Gaétan dont il avait récupéré l’ancien bateau. En fait leurs options stratégiques étaient plus raisonnables que cellles de leurs ainés et bien plus professionnellesbef, conformes aux sondages : Raphael suivait Amine qui suivait Mael qui suivait Nicolas quelle que soit la manche.

Seul en radial Thomas menait son embarcation à sa guise, un peu comme dans la publicité, mais toujours avec un œil sur son papounet en cas d’option géniale, pour s’en inspirer.

Raphael dont c’était la première régate extérieure en laser avait décidé de mettre les bouchées doubles en commençant par redoubler curieusement son premier triangle , mais il revint à une interprétations plus stricte du parcours olympique lors des manches suivantes, améliorant du même coup considérablement ses performances, son classement et son moral .

Au final en catégorie solitaire Bruno Pin l’emporte devant un 420 d’Enghien, Manu, François, Brice et , louis

Au classement des jeunes Nicolas devance , Thomas , Mael , Amine et Raphael .

Chez les doubles, Philippe et Brigitte devancent Jean-Paul et Céline.

Un grand merci au CV95 pour son accueil,ainsiqu’à à tous les transporteurs et paticulièrment à Yves pour la conduite et la gestion de la bétaillère et de son précieux chargement.

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LES SNF CHAMPIONS DU VAL D’OISE: 9ème succès

Les Sports nautiques de la Frette viennent de remporter en 2010 pour la neuvième fois de leur histoire le championnat départemental de voile du Val d’Oise-Challenge Legrand Théry .

Les jeux étaient déja faits dans la catégorie solitaire avec le barreur frettois qui a dominé de bout en bout ce championnat départemental: Alan Thepaut qui avait déja remporté 4 régates à L’isle adam, Enghien, Cergy et La Frette.

Le suspense demeurait pour le classement par équipe , la participation et le classement en dériveur double .

Les SNF remportent largement , cette année le championnat par équipe et  la participation, même s’ils doivent se contenter d’une trés honorable deuxième place en double.

De jeunes barreurs sont venus remplacer la génération précédente, chez les juniors , les frères Thepaut sont désormais en bonne voie pour accéder en notoriété aux frères Pin , les participations régulières et la progression de Nicolas Thepaut, Mael Mignot, Thomas Pin et Amine Khetim sont un signe de bonne santé et encouragent notre politique de formation des juniors.

Les anciens sont toujours là pour transmettre leur expérience et assurer les points comme Jean Sire, Brice Goineau ,François Perche, Bruno et Emmanuel Pin, jacques Leprovost en dériveur solitaire ainsi que Gonzague Thery en dériveur double. Dans cette catégorie , un équipage familial mixte en Fireball succède d’ailleurs à Gonzague et Halvard sur le podium. bravo à Céline et jean Paul Chrismann.

Voici le classement des meilleurs frettois après 5 régates, chacune d’entre elle ayant été gagnée par un frettois : 4  par Alan, une par Emmanuel à Beaumont : Catégorie solitaires: tous les coureurs étaient en laser à l’exception de Bruno Pin en yole ok

1: Alan Thepaut 2: François Perche 4: Nicolas Thepaut 5. Brice Goineau 7:Mael Mignot 8: jean Sire

9: Emmanuel Pin 10: Thomas Pin 14: jacques Leprovost  16 Bruno Pin ,19 Amine Khetim

Catégorie  double: 2eme Jean Paul et céline Chrismann en Fireball .

Le championnat s’est déroulé dans de trés  bonnes conditions de vent cette année.

REGATE DE LA DERNIERE CHANCE

Il y  a des jours où on se contenterait bien d’une régate virtuelle, au coin du feu, façon route du rhum, mais en raccourcissant le trajet du rhum au maximum, entre le  récipient et le consommateur, histoire de ne pas trop perdre de temps avec le routage.

En débarquant sur le quai vers 9h30 le comité de course désabusé, qui espérait naivement finir la journée au sec, aperçut sur déjà quelques fanatiques en trains de gréer leurs frêles  esquifs dans les glaciales bourrasques de pluie du 11 novembre.

Cette régate de la dernière chance aurait  d’ailleurs pu s’appeler la route du rhume.

Mais Il ne fallait pas décevoir le Morbihan et son représentant du Foyer laïc de Lanester au physique de surfer (pas le foyer, le représentant) qui faisait jadis, sur le quai de Seine se pâmer les dames en crinoline, ainsi que les 11 autres équipages équitablement répartis entre doubles et solitaires.

Le comité de course, sensible aux arguments plein de bon sens des coureurs (chantage, insultes, menaces de mort) décida  spontanément, d’aligner les manches pour éviter l’épisode tant  redouté du renfilage de combinaison mouillée après la pause traditionnelle de  midi.

Le vent qui sifflait, laissait  présager une régate musclée, et les  présages se vérifient parfois.

La première manche fut lancée vers 11 heures sur une Seine sans péniches, mais avec 2 conducteurs de sécurité  encore plus motivés qu’à l’accoutumée.

Les Vents d’Ouest abondamment chargés sur l’avant d’une cargaison de personnes de petite taille, vraisemblablement  issues de l’école de voile, alternaient les coups de gite et les remises à plat dans un beau mouvement de balancier, tandis que les laseristes s’efforçaient de rester à bord de leurs chers bateaux.

Bientôt, Georges put étrenner efficacement sa mission  de sauveteur en repêchant Philippe dont le regard désabusé en disait beaucoup sur le confort de la régate virtuelle comparé à la présente furie des éléments, François assisté de Raphael vint achever de redresser la situation du laser dont la dérive était scientifiquement coincée dans la bôme. Après un  ultime regard  consterné vers une rive désertée par les dames en crinolines Philippe décida d’en rester là pour reprendre ses esprits  son souffle et sa dignité.

Vers l’avant alors que les laseristes et yolistes survivants bataillaient avec le 420 de Jean et Bruno et le PACS régatier reconstitué du Gonzyboat, la promenade romantique en couple  de l’équipage du Fireball finit par prendre l’eau  sur un bon coup de tangage,  fidèle , en celà,à une tradition  virant à la malédiction.

Vous avez aimé le premier épisode de” Promenade romantique en Fireball 1 : Le naufrage”, vous allez adorer le deuxième épisode : “le chavirage” .

En connaisseur l’équipage de la 2eme sécurité admira la courbure de la dérive lorsque le barreur rejoignit l’équipière, invariablement au sec sur cette même dérive, pour redresser la situation sans aide extérieure. En jargon de moniteur  de voile celà s’appelle : redresser à la voix.  Prétextant des craquements de bois  sinistres,(on les croit sur parole)  l’équipage romantique décida d’en rester là.

En laser Nicolas tournait comme une horloge alors qu’  Amine s’accordait une  courte escale, trahi par un nœud d’écoute volatile  (traduisez la phrase :l’écoute s’est défaite par : j’ai mal fait mon nœud en .

Laissant le 420, la Yole OK, le jet et les lasers survivants régler leur comptes, les Vents d’Ouest poursuivaient leur route, impassibles, chargés  de personnes jeunes  et de petite taille, sans crainte du dessalage à l’image de Dominique de Benoit et de  Jacques qui fermait la marche avec opiniatreté .

La deuxième manche fut envoyée avec trois concurrents en moins et un long passage couché  du bateau dérivant  de Manu , mais lors de cette manche fatale, il apparut après un autre dessalage, que faute  d’hélitreuillage, Manu n’arriverait pas à regagner son bord, Georges (le  Saint Bernard de la régate) après  application de la procédure usitée en pareil cas ( quel est  ton code de carte bleue ?) récupéra donc le  contenant et le contenu , c’est à dire le barreur et le bateau.

Pendant ce temps Bruno continuait à martyriser aux écoutes de foc l’heureux équipier et propriétaire du 420 rouge privé de gants et de poulies  (même qu’il avait les mains en sang), mais qu’est ce que Jean n’aurait pas  fait pour arriver devant Bruno?,Il est vrai que sa position de focquier judicieusement placée devant le barreur lui accordait un avantage certain dans l’ordre physique des arrivées. …En  Jet Gonzague et Halvard   avaient tenté un envoi de spi téméraire (osons le caviar,osons le champagne, osons le spi!), mais un  empannage imprévu eut  des conséquences déstabilisantes.L’ inoubliable séance de baignade qui s’en suivit laissa planer  quelques doutes sur la pérennité du” come back de la dream team”..(en anglais dans le texte), le port de la polaire imbibante est d’ailleurs déconseillé en régate en dériveur.

Et pourtant Gonzague  qui est à la régate frettoise, ce qu’Alain Prost est à la formule 1 , mérite bien  son surnom de  « Professeur » .

La troisième manche fut envoyée sans Manu en proie à une période de doute intellectuel et moral bien compréhensible.

Il semblait évident  pour un observateur attentif que la yole vautrée sur le flanc en train de se remplir le long du quai pauserait quelques problèmes à Jean Paul, au démarrage de la manche.Il parvint malgré tout à redresser la yole et la situation, Dieu sait comment.

Parallèlement au remplissage de la Yole ok tragique, le quai se remplissait  d’observateurs attentifs un peu plus nombreux à chaque manche. L’observateur attentif, en régate, cumulegénéralement cette fonction  avec celle de commentateur sportif.

la voile qui est un sport visuellement peu rapide, est un régal pour le commentateur qui n’a pas besoin d’accélérer son débit verbal, je connais ainsi  2 copains laseristes au phrasé plutôt lent qui sont cependant  d’excellents commentateurs…

Succédant à Jacques, François, opposé au rappel pour d’obscures raisons médicales, équipé de Raphael opposé au trapèze avec ceinture pour des raisons de mémoire,entreprit de faire une dernière manche avec le VO 127, une lutte sournoise les opposa donc, en temps réel au Gonzy Jet et au VO de Benoit , mais le Ville de Cormeilles franchit  toutefois la ligne avant le Paul Fischesser qui avait tiré son avant dernier bord un peu trop loin croyant à une manche de 2 tours, enfin c’est ce qu’on dit après dans ces cas là….

L’expression barrer comme un pied  parut conçue pour le barreur du 127, qui tenait ainsi la barre  avec le pied arrière,après chaque  rafale pour reborder tranquillement l’écoute à deux mains .

Le vent forcissant ainsi que l’appétit des concurrents, on en resta là, à l’unanimité .

Jamais la chaude ambiance du  bar des SNF ne parut si conviviale aux équipages transis après leurs exploits du matin.

Lors de la remise des prix, Jean qui remporta la coupe  avec Bruno, fit une déclaration solennelle très émouvante  au cours de laquelle il remercia ses parents, son barreur, le metteur en Seine et la foule frettoise pour son soutien, il fut très applaudi par une salle éblouie mais il est vrai  conquise d’avance.

Nicolas, mort de fatigue,  bien décidé à dépasser la gloire de son aîné termine second de la régate, et l’équipage historique labellisé du Jet, 3eme, Dominique remporte la médaille de l’école de voile.

Cette régate SNF  du 11  novembre est tout spécialement dédiée au petit  Louis, un nouveau sociétaire frettois,  né sous le signe du Laser, ascendant Vaurien, qui a choisi ce jour historique  pour commencer sa navigation parmi nous. Le bébé et ses heureux parents se portent bien. Pourquoi ne pas transformer cette régate de la dernière chance l’an prochain en “Louis biberon’s cup”qui correspondra au 1er anniversaire de Louis ?

LES SNF , CHAMPIONS DU VAL D’OISE EN 2010

Pour la neuvième fois depuis 1999, les SNF remportent le championnat de voile du Val d’Oise après 5 régates, dont 4 trés ventées, disputées sur les lacs et les rivières du département en 2010.

Cette édition 2010 a vu monter en puissance nos juniors malgré la bonne résistance de nos anciens, Alan Thepaut a dominé ce championnat 2010 en s’adjugeant 4 régates, n’en laissant qu’une à Emmanuel Pin .

Les 3 meilleurs frettois sont : Alan Thepaut, 1er, François Perche 2eme et Nicolas Thepaut 4eme, en laser.

En double , l’équipage frettois  Jean Paul et Céline Chrismann monte sur la 2eme marche du podium en fireball.

Les SNF, vainqueurs par équipe , remportent aussi la coupe de la  participation.

La participation de nos juniors, Nicolas Thepaut, Mael Mignot , Thomas Pin et  Amine Khetim est particulièrement satisfaisante et gageons qu’ un podium ne devrait pas leur échapper en 2011maintenant qu’ils ont un peu “de bouteille”.